Astrologie-Balance (III)
1er décan, de 180 à 190 degrés, du 23 septembre au 2 octobre : SOCIABILITE
La Lune, maître de ce décan, pousse l’individu ayant le Soleil ou l’ascendant à cet endroit du zodiaque à rechercher une harmonie relationnelle et un extrême raffinement. Le besoin d’union, d’équilibre affectif, le perfectionnisme, la sociabilité naturelle, l’attachement aux valeurs formelles sont ici prépondérants.
L’image qui illustre le premier décan de ce signe n’est pas sans rapport avec la figure mythique de Proserpine-Perséphone dont la légende, comme on le sait, illustre bien la dialectique de ce signe soucieux de trouver des compromis et un juste milieu en toute circonstance.
Il s’agit d’une belle femme, entièrement nue, pas du tout provocante. C’est plutôt l’innocence et la pureté qui se dégagent de son corps et de sa nudité. Elle se tient penchée sur la gauche lorsqu’on la regarde, c’est-à-dire sur le côté droit pour elle, son bras gauche tendu le long de son corps, sa main ouverte et collée contre sa cuisse.
Elle tient son bras droit légèrement replié et écarté de son corps et, du bout de ses doigts, elle effleure ou caresse la colonne horizontale d’une balance assez grossière, sans fléau, composée uniquement de deux plateaux en forme de coupelles en bois, et suspendue au bout d’une corde. Le décor dans lequel se trouvent cette femme et sa balance étant entièrement nu, on ne sait trop comment ni pourquoi la première se tient ainsi penchée sans tomber, ni à quoi la seconde est accrochée.
Quoi qu’il en soit, ici, on est bien dans l’univers du premier décan de ce signe, dont les maîtres sont la Lune t Vénus, aux qualités sensibles, aux vertus féminines de douceur et de réceptivité. Cette balance ne pèse ni ne juge. Elle estime ce qui signifie à la fois aimer et mesurer.
2e décan, de 190 à 200 degrés, du 3 au 13 octobre : LIBRE ARBITRE
Saturne, maître de ce décan, concentre et focalise toutes les qualités inhérentes au signe de la Balance dans un but unique, celui de trouver un juste milieu, de parvenir à un équilibre parfait et immuable. La notion de choix devient essentielle, vitale, incontournable. Elle souligne ainsi le rôle que va jouer le libre arbitre dans la vie de l’individu concerné par cette configuration
Cette fois, nous avons affaire à une vraie balance, dont les deux plateaux en métal sont parfaitement stables et au même niveau. Elle possède son fléau ainsi que les trois couteaux ou prismes d’acier qui la traversent perpendiculairement. Lorsqu’on l’observe, on a un sentiment d’équilibre parfait, que rien ne devrait pouvoir troubler.
On sent bien que cette balance est un authentique outil de mesure, servant à comparer des grandeurs – ce qui est la fonction première d’une balance rappelons-le. Toutefois, rien n’indique ce qu’elle va peser. C’est une balance, c’est tout, un symbole à l’état brut. Il ne faut surtout pas y voir celui de la justice, comme nous l’avons déjà dit, mais celui de la quête de l’équilibre parfait ou de la volonté de le maintenir et de le préserver à tout prix. Il ne s’agit pas ici de faire pencher l’un des deux plateaux, au risque d’engendrer un grand désordre, de remettre en cause tout ce qui est acquis, établi, institué. Il n’y a rien autour de cette balance figée, immobile. Nous sommes là dans l’univers du dépouillement propre à Saturne, le maître de ce deuxième décan.
3e décan, de 200 à 210 degrés, du 14 au 22 octobre : JUSTICE
La joie de vivre et l’épanouissement de l’individu sont le Soleil ou l’ascendant est situé dans ce secteur, qui sont des qualités propres à Jupiter, maître de ce décan, stimulent sa générosité, son indulgence, son sens du compromis et de la justice. Sa recherche des valeurs éthiques et esthétiques est omniprésente. Son bonheur et son équilibre en dépendent.
Nous allons retrouver un symbole beaucoup plus léger pour illustrer le troisième décan de ce signe, qui porte pourtant le nom grave de justice ;
En effet, il s’agit de la balance encore, toujours présentée dans un décor entièrement dépouillé, mais cette fois vivante, si l’on peut dire. Car le plateau de droite penche nettement vers la droite, tandis que, bien sûr, celui de gauche est surélevé.
Qui plus est, cette balance semble avoir été entièrement confectionnée avec du bois, ce qui donne un aspect plutôt sympathique, qui n’a plus rien à voir avec la rigidité et la froideur métalliques e celle figurant dans le décan précédent. Ses deux plateaux sont suspendus à deux crochets en bois, au bout de la barre horizontale, et par trois courts filins. Par ailleurs, elle possède une particularité qui a son importance : la barre horizontale passe à l’intérieur d’un morceau de bois fendu et taillé à l’intérieur. Une aiguille verticale, surmontant ladite barre horizontale, suit le mouvement du plateau droit qui penche et pèse vers le bas, et penche ainsi vers la droite, comme nous l’avons déjà précisé. Cette vision d’une aiguille pouvant ainsi balancer de droite à gauche selon que le plateau de droite ou de gauche pèse, n’est pas sans faire penser au système du métronome qu’utilisent les musiciens. Nous sommes donc là dans l’univers d’un équilibre instable, qui fait allusion à un mouvement perpétuel, balançant sans cesse de droite à gauche et de gauche à droite, celui du rythme, mais aussi, après tout, à bien y réfléchir, celui de la justice.