Huan Huan et Yuan Zi, Les Deux Pandas Du Zoo De Beauval

Publié le par Lyne de Montmartre

 

Huan Huan et Yuan ZI

 

Cet article est tiré du Parisien Papier. Encore une raison pour que je continue à l’acheter, Des articles qui changent des éternels articles de violences bien trop nombreux. Et pour ceux qui (comme moi) ne l'ont pas lu sur le site du Parisien :

 

C’est à partir du 18 février 2012 que le public a pu admirer Huan Huan et Yuan ZI au zoo de Beauval en Touraine. Les deux seuls de leur espèce visible en France. Côte à côte, Huan Huan (joyeuse) et Yan Zi (Rondouillard) mastiquent et mastiquent encore, de manière quasi synchronisée, des pousses de bambous. On dirait des clones. Ils ont exactement le même poids, le même air débonnaire et ils sont tous les deux droitiers. Il faut être un expert des pandas géants ou un surdoué du jeu des 7 différences pour les distinguer. « De dos, ils sont totalement identiques. De face, il y a quelques différences. Regardez, la femelle, Huan Huan a une tache noire sous les yeux, plutôt ronde, tandis que celle du male est en forme de virgule. Yuan Zi a aussi des plumeux à peine plus longs sous les oreilles », détaille Rodolphe Delord, directeur du Zoo-Parc de Beauval, situé à Saint-Aignan (Loir-et-Cher)

C’est dans son établissement que le plus célèbre couple en provenance de Chine se la coule douce depuis un mois.

A partir du 18 février au matin, le public a pu enfin découvrir, au cœur de la nouvelle zone baptisée Sur les hauteurs de Chine, les deux plantigrades uniques en France.

 

Depuis la mort de Yen Yen au zoo de Vincennes, cette espèce, considérée comme un trésor national dans l’empire du Milieu, n’avait, en effet, plus d’ambassadeur dans l’Hexagone. Notre duo de peluches vivantes, âgées de 3 ans et demi, s’est parfaitement acclimaté à l’air de la région Centre et à son complexe cinq étoiles : 3000 m² d’espaces surveillés 24 heures/24 par un agent de sécurité. Il y a deux enclos extérieurs, dans lesquels est diffusé du brouillard artificiel pour ne pas les dépayser de leur terre natale et deux enclos intérieurs climatisés, avec une plate-forme en bois pour les acrobaties.

Douze heures par jour les néopensionnaires boulottent 70 kg de tiges de bambou, d’une quinzaine de variétés différentes, en grande partie importée pour le moment de plantations du Cher, de l’Indre et du Lot-et-Garonne.

« En quittant la Chine, ils pesaient 82 kg. Ils sont descendus à 77 kg après le stress du voyage. Et là, ils sont revenus à leur poids de départ », se félicite le maître des lieux. « Ils sont bien ici, dans leur salle de jeux, ils se sentent maintenant chez eux. Désormais, ils sont dans la routine », observe de son côté Delphine, une soigneuse : elle a remarqué que la femelle  est « un peu plus délicate ».

Quand ils ne s’en mettent pas plein la panse, les deux Pandas, qui en sont au stade de l’adolescence, jouent ensemble. Cette semaine, ils sont effectué leur première sortie, se roulant dans la neige qui, aujourd’hui a totalement fondu. Ils se chamaillent aussi. 

« La femelle a eu un tout petit peu ses chaleurs, il y a quelques jours, elle est devenue légèrement agressive ; on les sépare donc en ce moment pour la nuit, », précise Rodolphe Delord. Mardi soir, les deux tourtereaux ont ainsi été privés de Saint Valentin.

En plus du personnel de Beauval, la vétérinaire Liu Li et le soigneur  Zhang Hao, deux employés de la base de reproduction des pandas de Chengdu en Chine, veillent sur leurs compatriotes à quatre pattes. « La grande différence avec la Chine, c’est qu’ici ils vont croiser beaucoup plus de monde », compare Zhang Hao, depuis la salle de contrôle où, sur un écran, apparaissent Huan Huan et Yuan Zi, filmés en direct par les multiples caméras. Dans la pièce d’à côté trône déjà une couveuse, le même modèle que celui utilisé dans les maternités pour bipèdes. A l’intérieur, un bébé panda en...peluche. pour espérer en voir un vrai, il faut attendre encore au moins trois ans.

Vincent Mongaillard

Publicité

Publié dans animaux

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article