Paris je t'aime (2)
Passages couverts
Paris possède encore une vingtaine de passages couverts qui relient plusieurs rues entre elles à travers les immeubles. Ces passages ou galeries ont, pour la plupart, été bien restaurées et abritent toujours boutiques de luxe ou cafés renommés, dans un décor quelques peu suranné.
Salons mondains sous la Restauration, raccourcis décrépis à l’époque Haussmann, refuges romantiques ou couloirs commerçant que la Ville de Paris a récemment décidé de valoriser, les passages couverts parisiens ont vécu plusieurs vies. Sous leurs verrières lustrées ou décaties, le flâneur découvre une autre ville, dérobée et charmeuse.
En sortant du métro Bourse, prenez la rue Vivienne puis, à droite la rue St Marc. Au n° 10, le passage des Panoramas, l’un des plus anciens de Paris, étire ses trois galeries percées en 1799 et décrites par Zola dans Nana. Sous une verrière un brin défraîchie et une clarté un peu voilée, les enseignes des philatélistes se mêlent aux présentoirs de cartes postales anciennes et au vitrines de vieilles monnaies. Un paradis pour les collectionneurs ou les touristes avides de clichés sur le Paris éternel.
De l’autre côté du boulevard Montmartre, le passage Jouffroy abrite le fameux musée Grévin et ses 300 créatures de cire. Ouvert en 1847, ce passage conserve sa belle verrière en arc brisé, en « arête de poisson », soutenu par des colonnes en fonte et son carrelage en damiers
Cette architecture, la conception bien étudiée de l’ensemble, des restaurants et boutiques de décoration plutôt chics ou des bazars aux objets insolites très fréquentés font que le passage connaît toujours une intense activité. Il a préservé dans sa deuxième partie des librairies anciennes et spécialisées qui font le régal des habitués. Mais l’attraction majeure reste le musée Grévin dont la sortie de secours, agrémentée d’une vitrine, donne sur le passage. Dans ce musée sont reproduits les mannequins en cire de célébrités d’hier et d’aujourd’hui.
Dans le même axe, le passage Verdeau oppose un calme poétique à l’effervescence de l’hôtel Drouot tout proche. Ses boutiques d’appareils photos anciens, de journaux d’époque ou ses merceries ont parfois du mal à retenir les antiquaires et les collectionneurs qui guettent les ventes aux enchères de la salle Drouot.
En sortant, rejoignez à gauche la rue Drouot avant de tourner dans la rue Gramont et le bd des Italiens. A droite de la rue St Augustin s’ouvre le long passage Choiseul dont l ‘ambiance populaire séduit un public aussi hétéroclite que ses vitrines bigarrées, qui vont des boutiques de bijoux fantaisie aux cybercafés.
A gauche de la rue des Petits-Champs, changement de décor dans la luxueuse et pompéienne galerie Colbert, récemment rénovée. Voisine de cette dépendance de la BN, la galerie Vivienne, inaugurée en 1826 est sans nul doute l’une des plus élégantes de Paris, pavée de mosaïques, baignée dans une vive lumière jalonnée de boutiques de créateurs de mode, cette galerie à la décoration Empire retient bien des passants le temps d’un thé en terrasse.
Prenez le petit passage des Pavillons pour accéder aux jardins du Palais-Royal.
Sous les arcades où les courtisanes d’antan aimaient à musarder, les soldats de plomb et les livres anciens distillent gentiment aujourd’hui leur parfum nostalgique.
Pour les photo des passages, j’ai cherché sur le net et le site qui me semble le mieux est celui de : http://www.hotels-paris-rive-gauche.com/blog/index.php/2008/02/27/2257-passages-couverts-paris-grands-boulevards